Lectures du samedi 27 février 2027

Samedi de la 2e semaine de CarêmeFérie de 3e classe · Commémoraison : Saint Gabriel de l'Addolorata, confesseur

Leçon

Genèse 27, 6-40

6
6Rebecca dit à son fils puîné Jacob : J’ai entendu ton père, comme il parlait à ton frère Ésau, disant :
7
7Apporte-moi du gibier, et prépare-moi un mets, afin qu’après avoir mangé je te bénisse devant le Seigneur avant de mourir.
8
8Maintenant donc, mon fils, obéis-moi et fais ce que je vais te prescrire.
9
9Va aux menus troupeaux, apporte-m’en deux beaux chevreaux tendres, je préparerai pour ton père le mets qu’il aime.
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10Et tu le lui porteras, afin qu’il mange et qu’il te bénisse avant de mourir.
11
11Jacob dit à sa mère : Ésau, mon frère, est velu, et j’ai la peau unie.
12 ᾿
12Je crains que mon père ne vienne à me toucher ; il lui semblera que je le méprise, et j’attirerai sur moi sa malédiction au lieu de sa bénédiction.
13 ᾿
13Sa mère lui dit : Je prends sur moi cette malédiction-là, mon enfant ; obéis seulement à mes ordres, pars et apporte-moi ce que j’ai demandé.
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14Il partit donc, et il apporta les deux chevreaux à sa mère ; et celle-ci prépara le mets qu’aimait son père.
15 ᾿
15Ensuite, Rebecca ayant pris la belle robe d’Ésau son fils aîné, qu’elle-même gardait en la maison, elle en revêtit Jacob, son plus jeune fils.
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16Elle entoura de la peau des chevreaux ses avant-bras et les parties nues de son cou ;
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17Elle remit dans les mains de son fils Jacob les pains et le mets qu’elle avait préparé.
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18Puis, il les porta à son père, et il dit : Père ; celui-ci répondit : Me voici ; qui es-tu, enfant ?
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19Jacob reprit : Je suis Esau ton premier-né ; j’ai fait ce que tu m’as dit : lève-toi donc, mets-toi sur ton séant, mange de mon gibier, et que ton âme me bénisse.
20
20Isaac dit à son fils : Comment donc en as-tu trouvé si vite, ô enfant ? Et il répondit : C’est le Seigneur ton Dieu qui l’a procuré et amené devant moi.
21
21Isaac dit à Jacob : Viens près de moi, que je te touche, enfant, pour connaître si tu es ou non mon fils Esau.
22
22Jacob s’approcha d’Isaac son père ; et celui-ci le toucha, et il dit : D’une part la voix de Jacob, d’autre part les mains d’Esau !
23
23Et il ne reconnut pas Jacob, car les mains de Jacob étaient velues comme les mains d’Esau, son frère ; et il le bénit.
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24Et il dit : Tu es mon fils Esau ? et Jacob dit : Je le suis.
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25Sers-moi, dit Isaac, et je mangerai de ton gibier, afin que mon âme te bénisse. Son fils le servit aussitôt, et il mangea ; il lui apporta du vin, et il but.
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26Et Isaac dit : Approche, enfant, et embrasse-moi.
27
27Et s’étant approché, il l’embrassa ; son père sentit le parfum de ses vêtements, et il le bénit en disant : Voilà que le parfum de mon fils est comme le parfum d’un champ couvert de fleurs que le Seigneur a béni .
28
28Que le Seigneur te fasse part de la rosée du ciel et de la graisse de la terre, qu’il te donne abondance de pain et de vin.
29
29Que les nations te soient soumises, et que les princes se prosternent devant toi ; sois le seigneur de ton frère, et que les fils de ton père se prosternent à tes pieds ; maudit soit celui qui te maudira, béni celui qui te bénira .
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30Or, ceci arriva : comme Isaac cessait de bénir Jacob son fils, au moment même où celui-ci s’éloignait de la face d’Isaac son père, Esau son frère revint de la chasse.
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31Il prépara pareillement le mets, le porta à son père, et lui dit Père, lève-toi, et mange du gibier de ton fils, afin que ton âme me bénisse.
32
32Isaac lui dit alors : Qui es-tu ? Je suis, répondit-il, ton fils premier-né, Esau.
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33Isaac s’extasia d’une extase grande et profonde , et il dit Qui donc est celui qui, ayant chassé, m’a apporté de son gibier, et m’a fait manger avant que tu sois revenu ? Je l’ai béni, et il sera béni.
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34Or, Ésau, ayant ouï ces paroles, jeta un grand cri plein d’amertume, et il dit : Bénis-moi donc aussi, père.
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35Isaac répondit : Ton frère est venu, employant la ruse, et a pris ta bénédiction.
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36Sur quoi Esau s’écria : C’est justement qu’il a reçu le nom de Jacob, car il m’a supplanté encore cette fois. Il m’avait d’abord pris mon droit d’aînesse, et maintenant il vient de prendre ma bénédiction. Et s’adressant à Isaac, il ajouta : Père, n’as-tu point réservé une bénédiction pour moi ?
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37Isaac lui répondit : Je l’ai fait ton seigneur, j’ai fait ses serviteurs tous ses frères, je l’ai affermi par le pain et le vin que puis-je encore pour toi, enfant ?
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38Et Ésau dit à son père : N’as-tu qu’une seule bénédiction, père ? Bénis-moi donc aussi, père. Et Isaac étant troublé, Ésau jeta un grand cri et pleura.
39
39Isaac reprit : C’est la graisse de la terre qui sera ton partage avec la rosée du ciel.
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40Tu vivras de ton glaive, et tu seras soumis à ton frère, jusqu’à ce que tu ôtes et délies son joug de ton cou.

Traduction : Pierre GiguetOuvrir le chapitre

Évangile

Luc 15, 11-32

11 · .
11Il dit encore: « Un homme avait deux fils.
12 · , · .
12Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part du bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.
13 ’ , .
13Peu de jours après, le plus jeune fils ayant rassemblé tout ce qu’il avait, partit pour un pays lointain, et il y dissipa son bien en vivant dans la débauche.
14 , .
14Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à sentir le besoin.
15 , ·
15S’en allant donc, il se mit au service d’un habitant du pays, qui l’envoya à sa maison des champs pour garder les pourceaux.
16 , .
16Il eût bien voulu se rassasier des gousses que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.
17 · , ·
17Alors, rentrant en lui-même, il dit: Combien d’employés de mon père ont du pain en abondance, et moi, je meurs ici de faim!
18 · , ,
18Je me lèverai et j’irai à mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et envers toi;
19 · .
19je ne mérite plus d’être appelé ton fils: traite-moi comme l’un de tes employés.
20 . .
20Et il se leva et il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit, et, tout ému, il accourut, se jeta à son cou, et le couvrit de baisers.
21 · , , .
21Son fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et envers toi; je ne mérite plus d’être appelé ton fils.
22 · , ,
22Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez la plus belle robe et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds.
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23Amenez aussi le veau gras et tuez-le; faisons un festin de réjouissance:
24 , . .
24car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils se mirent à faire fête.
25 · , ,
25Or, le fils aîné était dans les champs; comme il revenait et approchait de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 ·
26Appelant un des serviteurs, il lui demanda ce que c’était.
27 , , .
27Le serviteur lui dit: Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a recouvré sain et sauf.
28 . .
28Mais il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Le père sortit donc, et se mit à le prier.
29 · , ·
29Il répondit à son père: Voilà tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné, à moi, un chevreau pour festoyer avec mes amis.
30 , .
30Et quand cet autre fils, qui a dévoré ton bien avec des courtisanes, arrive, tu tues pour lui le veau gras!
31 · , ’ , ·
31Le père lui dit: Toi, mon fils, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi.
32 , , .
32Mais il fallait bien faire un festin et se réjouir, parce que ton frère que voilà était mort, et qu’il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. »

Traduction : Sainte Bible néo-Crampon LibreOuvrir le chapitre

Une lecture qui ne correspond pas à ce jour, une erreur dans le texte ?

Missel romain de 1962. Références des lectures : Divinum Officium (MIT), calendrier 1962 calculé par Missale Meum (MIT). Texte grec du corpus Anaginosko (SBLGNT pour le Nouveau Testament, Septante de Rahlfs), traduction française en regard.